JULIETTE BOUTILLIER

JULIETTE BOUTILLIER

2016 Ce qui se recupere ou l'art de faire sonner les restes chez Max Vandervorst et Cecile Borne/ Création on air France-Culture

cécile plage.jpg

 

(Cecile Borne, plasticienne et protagoniste de l'emission récupérant des rebuts sur la plage)

 

Ce matin, par la poste, j’envoie à Max mes quatre boules cévenoles, les carnets et les phrases découpées de Christian.

 

Objet pauvre, mis au rebut … 

Dans rebut, entendre rébus, avec l’énigme qu’il y a en dessous, 

Et inscrire sur une des lignes du calepin avec les lettres « R. E. B. U. T », deux nouveaux mots Brut et But.

 

Je réfléchis à la vie des objets arrachés au réel. Je dessine leur forme, 

pour pouvoir demain faire sonner la mélodie mnésique de ces sujets échoués, abandonnés, 

Je les récupère, les adopte pour écouter leur force poétique. 

 

Alors,

Le petit peuple plié, 

les chiffons ensablés de Cécile Borne, les vibrations de fers à repasser et de « saxosoirs » de Max Vandervorst, les blancs des phrases récupérées dans la poubelle par Juliette se mettront à  revivre, survivants et rescapés de l’oubli.

 

Loin de nous encombrer,  ces récupérations nous accompagnent

Désormais, ils habitent l’espace de nos maisons - du salon à la bibliothèque, de l’atelier au grenier, du garage à la cave - Doucement,

Ils rappellent les fantômes – avec l’ombre incrustée de leurs anciens propriétaires sous l’abat-jour, 

Ils passent de mains en mains, de mémoires en mémoires. 

Jusqu’à ce qu’ils se prennent dans les fils du tapis, dans les vagues de la mer, dans les rets d’une deuxième ou troisième vie, 

Ils nous ensorcellent et deviennent un peu de nous même, 

 

Cette émission, construite sous forme d’un vagabondage et d’un troc de lieux, de pensées et d’objets s’articule autour d’un certain art de la récupérationet d’une manière de composer avec les restes en les détournant. Elle témoigne d’une façon de contempler, d’écouter et d’inventer le monde en exhumant des déchets, des trésors insoupçonnés. Une guenille devient un tableau, un rasoir jetable une flute de pan et des bouts de phrases se transforment en un cadavre exquis poétique.

(Juliette Boutillier)

 

Avec :

Max Vandervorst, luthier sauvage 

Cécile Borne : chiffonnière plasticienne

Claire Steinfort

Lecture : Christophe Hardy

Merci à la Maison du Cœur de Hannut. (http://www.maisonducoeur.be)

Site internet de Max Vandervorst http://www.maxvandervorst.be

Site internet de Cécile Borne http://cecile.borne.free.fr

Réalisation : Nathalie Battus, Juliette Boutillier

Mixage : Régis Nicolas 

Coordination artistique : Ines de Bruyne, Irène Omelianenko.

 

Pour écouter, l'émission, c'est par ici:

https://www.franceculture.fr/emissions/creation-air/ce-qui-se-recupere-ou-l-art-de-faire-sonner-les-restes-chez-max-vandervorst

 

 



07/09/2018
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